Pyrénées Orientales (66): une IGP « Artichaut du Roussillon » pour relancer la production?

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Les signes de qualité peuvent-ils enrayer la chute des volumes produits et du nombre de producteurs? C’est à cette question que vont tenter de répondre les maraîchers qui produisent encore leurs 420 ha d’artichauts dans les Pyrénées orientales.

Depuis octobre dernier, en effet, ils ont obtenu une Indication géographique protégée (IGP) « Artichauts du Roussillon » alors que la surface mise en culture (420 ha en 2016) est en chute libre par rapport aux années 2000, où elle atteignait 1250 ha dans le département. Le métier agricole n’attire plus les jeunes…

Pour les maraîchers pourtant, la culture de l’artichaut peut se révéler très intéressante, par exemple en complément d’appoint à la salade, aux pommes de terre ou à l’arboriculture. A 1,20 euros le kilo, les artichauts du Roussillon, dont la récolte bat actuellement son plein, permettent des volumes jusqu’à 15 t/ha selon les variétés. Et cette année, la récolte s’annonce particulièrement bonne en quantité comme en qualité…

L’IGP et sa promesse de « reconnaissance du savoir-faire et du terroir liés à ce produit », selon le ministère de l’agriculture, suffiront-elles à redonner aux agriculteurs et aux maraîchers l’envie de relancer les surfaces? L' »Artichaut du Roussillon », en tout cas, rejoint une liste de 1200 produits français déjà protégés.

Catherine de Médicis était particulièrement friande de ce légume-fleur, de la famille des cynarées, sorte de grand chardon sauvage découvert en Italie pour la première fois. L’artichaut du Roussillon peut être issu de cinq variétés et la demande d’IGP ne concerne que les produits frais qui peuvent être stockés et conditionnés uniquement au froid durant un maximum de six jours après récolte. La nouvelle IGP s’étend sur un territoire de 50 communes du département des Pyrénées orientales. « C’est le climat méditerranéen de la région qui favorise la culture de l’artichaut » précisait le ministère, dans un communiqué du 26 août 2015. L’artichaut du Roussillon connaît deux périodes de production: avril-mai et octobre-novembre. L’Indication géographique protégée est un signe européen qui existe depuis 1992 et assure au consommateur que le produit tire une ou plusieurs caractéristiques de son origine géographique. Pour les producteurs, l’enregistrement de l’IGP garantit une protection de la dénomination « Artichaut du Roussillon » sur tout le territoire de l’Union européenne. Comme pour tous les signes de qualité et d’origine, des contrôles réalisés par des organismes indépendants permettent de s’assurer du respect des conditions et de la zone de production.

E.C. (source: Fabrice Dubault / France 3 Languedoc-Roussillon et Ministère de l’agriculture)

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E.C.
Journaliste dans un hebdomadaire agricole et rural en Bourgogne, Emmanuel Coulombeix est passé par de multiples rédactions du même type, depuis 1991, en Poitou-Charentes, Bretagne, Pays de la Loire et Paris. Diplômé de l'IPJ Paris et du CFPJ, il a exercé ses talents dans différents types de presse et de supports.

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